Valenciennes:Histoire

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Histoire

L'agglomération se constitue dès le haut Moyen Âge. La ville émerge, en tant que telle, quelques siècles plus tard, au Moyen Âge. Toutefois, de très récentes découvertes archéologiques démontrent une présence humaine sur le site de la ville au néolithique.

Au Moyen Âge

Valenciennes apparaît pour la première fois dans un document relatant une sentence rendue en l’an 693 par Clovis II, roi des Francs.

En 843, lors du traité de Verdun, Valenciennes devient une ville neutre, à la frontière entre la Neustrie et l’Austrasie.

En 881, le Hainaut voit passer les Normands.

À partir de 923, Valenciennes relève du duché de la Basse Lotharingie, dépendant du Saint-Empire romain germanique. Sous les empereurs ottoniens, Valenciennes devient le centre d'une marche à la frontière de l'Empire. Pour cette période, les fouilles archéologiques sont encore incomplètes.

Enfin les comtes d'Ostrevant, seigneurs de Bouchain, Denain, Ribemont, Château-Porcien, furent châtelains de Valenciennes de 880 à 1163 après le décès de Godefroi IV d’Ostrevent qui vendit ses terres de Hainaut à son aîné et demi-frère, Baudouin IV dit d’Edirne, comte de Hainaut.

En 1008, une famine est suivie d’une terrible épidémie de peste dont l'issue donnera lieu à un pèlerinage, le Cliquez! tour du Saint-Cordon Cliquez!.


De nombreux comtes se succédèrent, d'abord comme margraves de Valenciennes et à partir de 1070 comme comtes de Hainaut. La ville bénéficie d’institutions communales à partir de 1114[1].

En 1264, institution de la foire de Valenciennes

En 1285, la monnaie du Hainaut fut remplacée par la monnaie de France : l’écu. Valenciennes est une ville en pleine activité, forte de ses nombreuses corporations. A l'abri de son enceinte, un grand nombre de couvents se développe, à l'instar des Dominicains (dont l'église a été fouillée par le Service archéologique de la Ville, en 1989 et 1990)

[2].

Au [[XIVe siècle|{{#if:

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}}e siècle]] Albert de Bavière fait construire la Cliquez! tour de la Dodenne Cliquez!, où encore aujourd’hui la cloche sonne en l'honneur de Cliquez! Notre-Dame-du-Saint-Cordon Cliquez!.

Au [[XVe siècle|{{#if:

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}}e siècle]], rattaché au duché de Bourgogne, le Hainaut perd de son autonomie, mais Valenciennes jouit d’une incroyable renommée grâce aux prestigieux artistes qu’elle protège en ses murs, tels le chroniqueur Georges Chastelain, le poète Jean Molinet, le peintre miniaturiste Simon Marmion, le sculpteur Pierre du Préau et l’orfèvre Jérôme de Moyenneville.

Sous les Habsbourg

La prise de Valenciennes, en 1566-67, vue par Franz Hogenberg

Au [[XVIe siècle|{{#if:

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}}e siècle]], Valenciennes fait partie de l'empire de Charles Quint.

L'empereur fait son entrée dans la ville en 1524.

Le 21 janvier 1540, venu tout droit d'Espagne pour réprimer l'insurrection des Gantois contre l'impôt, Charles Quint, avec l'accord de [[François Ier de France|François IModèle:Er]], traverse la France et arrive à Valenciennes.

Le protestantisme s'y implante.

En 1562, la foule sauve des protestants du bûcher. C'est la « journée des Maux (mal) Brûlés ».

La ville subit la vague iconoclaste à la fin du mois d'août 1566. Pendant la révolte des Gueux, Valenciennes devient un important centre de résistance contre le gouvernement de Marguerite de Parme. Les protestants se rendent maîtres de la ville et refusent de rendre les églises pillées. Le 14 décembre, la ville est déclarée rebelle au roi. Philippe de Noircarmes en vient à bout le 23 mars 1567.

En 1568 et 1569, la ville subit la répression du duc d'Albe. Plusieurs dizaines de chefs de la rébellion sont exécutés et plusieurs centaines d'habitants sont bannis.

En 1580, Alexandre Farnèse, duc de Parme et de Plaisance, reconquiert la ville et le protestantisme est extirpé.

En 1591, les jésuites créent une école puis font bâtir l’église Sainte-Croix.

En 1611, la façade de l’hôtel de ville de Valenciennes est entièrement reconstruite dans un magnifique style Renaissance.

Au [[XVIIe siècle|{{#if:

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}}e siècle]], l’Escaut est canalisé entre Valenciennes et Cambrai, ce qui permet le développement des manufactures d’étoffes de laine et de toiles fines. Pour utiliser les fils de lin, les femmes se mettent alors à confectionner la célèbre dentelle de Valenciennes.

Conquête française

Les armées françaises assiègent la ville en 1656 (Vauban participe sans commander et y sera blessé). Le maréchal de Turenne et La Ferté campent au nord et au sud de la ville, de part et d’autre de l’Escaut, reliés par un pont de fascines. Pour défendre la ville, Condé inonde les environs, séparant ainsi les deux corps de l’armée française. Dans la nuit du 15 au 16 juillet, il attaque à revers La Ferté, qui est mis en déroute. Défendant la cité, Albert de Mérode, marquis de Trélon, se trouve blessé au cours d'une sortie à cheval. Il décède des suites de ses blessures et son corps, inhumé dans l'église Saint-Paul, est retrouvé lors de la campagne archéologique de 1990.

En 1677, les armées de Louis XIV, dirigées cette fois par Vauban, prennent la ville qui devient française en 1678 par le traité de Nimègue. Fortifiée par Vauban, la ville devient par la suite l’une des principales places fortes françaises du Nord.

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}}e siècle === La situation économique de Valenciennes allait déclinant, jusqu’à la découverte du charbon. Le premier puits fut creusé à Fresnes en 1718 et la découverte du charbon gras en 1734 à Anzin forma la Compagnie des mines d'Anzin.

Au [[XVIIIe siècle|{{#if:

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}}e siècle]], la ville est également réputée pour sa porcelaine. La manufacture qui s'implante a pour obligation d'alimenter ses fours à la houille. En dépit de la qualité de sa production, l'entreprise ne parvient pas à vivre durablement. Valenciennes, riche de ses talents, est alors surnommée l’Athènes du Nord, soulignant ainsi son rayonnement artistique.

De la Révolution française à 1914

[[Fichier:Delsart 179 - VALENCIENNES - L'Escaut au Pont Jacob.jpg|thumb|Le pont Jacob sur l'Escaut, au tout début du [[XXe siècle|{{#if:

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}}e siècle]]. Une rame de l'ancien tramway de Valenciennes y circule]]

La porte de Lille

Jean Henri Becays Ferrand, dit le général Ferrand, devint colonel de la garde nationale de Valenciennes en 1791 puis commandant temporaire de la place, le 8 août 1792.

Après avoir brillamment commandé l'aile gauche de l'armée du Nord à la bataille de Jemmapes entre l'Autriche et la France le 6 novembre 1792, il dirigea la défense de Valenciennes du 23 mai au 28 juillet 1793 lors des guerres liguant plusieurs puissances européennes contre la Révolution française.

Il refusa de livrer Valenciennes que Dumouriez voulait ouvrir aux ennemis, et s'y défendit avec 9 000{{#if:|Modèle:X10}}{{#if:hommes| hommes{{#if:|}}{{#if:|⋅}}{{#if:|}}{{#if:|⋅}}{{#if:|}}{{#if:|⋅}}{{#if:|}}}} contre 150 000{{#if:|Modèle:X10}}{{#if:| {{#if:|}}{{#if:|⋅}}{{#if:|}}{{#if:|⋅}}{{#if:|}}{{#if:|⋅}}{{#if:|}}}} commandés par le prince de Cobourg, le duc d'York, et le général Ferraris. Avec une si faible garnison, il défendit Valenciennes pendant trois mois, et ne capitula qu'en désespoir d'être secouru, après avoir soutenu quatre assauts et défendu trois brèches praticables dans le corps de la place. De nombreux quartiers périrent sous les boulets incendiaires. La tour de l'église paroissiale de Saint-Nicolas fut sérieusement mise à mal.

Valenciennes est prise, ravagée et occupée par des troupes britannico-autrichiennes commandées par Frederick, duc d'York et Albany, et le prince de Saxe-Cobourg.

La ville n'est reprise par les armées révolutionnaires qu’en août 1794. En juillet 1795, un an après l'exécution de Robespierre, qui met pourtant un terme à la Terreur, les Républicains valenciennois guillotinent, dans des conditions douloureuses, cinq Ursulines après leur supplice. Après l’épopée napoléonienne Valenciennes se rend aux Bourbons en 1815, pour cinq ans.

Par la suite, l’industrie houillère et les raffineries de sucre retrouvent leur expansion. En 1824 Valenciennes devient sous-préfecture. Au [[XIXe siècle|{{#if:

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}}e siècle]], grâce au charbon, la cité fait figure de grand centre industriel, et occupe le rang de capitale de la sidérurgie du Nord.

En 1866, une épidémie de choléra démarre dans le Nord de la France, depuis le port de Dunkerque. Elle durera de mai à novembre dans l'arrondissement, où elle entraînera le décès de 1 724 personnes[3].

Le 6 août 1890, une loi déclasse la ville comme place de guerre. De 1891 à 1893, les fortifications sont démolies sans véritable discernement, ce qui lui vaut la perte d'éléments d'architectures exceptionnels (telles la tour Périlleuse ou la porte de Paris) et la ville est décorée de la Légion d'honneur en 1900.

Les deux guerres mondiales

Les Allemands occupent la ville en 1914. C'est l’armée britannique et son corps canadien qui délivrent la cité en 1918 après de durs combats. Des faits d'armes héroïques se déroulèrent en 1918, notamment ceux du sergent Hugh Cairns à qui la ville rendit hommage en 1936 en baptisant une avenue à son nom.

L'autre personnalité marquante de Valenciennes durant cette époque fut Louise de Bettignies, qui fonda le réseau de renseignements « Alice ». Elle fut arrêtée en octobre 1915[4].

Le 10 mai 1940, la ville, abandonnée par ses habitants partis sur les routes de l'exode, est livrée à des pillards de l'armée française. Un gigantesque incendie dévore le cœur de la cité, alimenté notamment par un dépôt de carburant. Les troupes allemandes occupent ensuite la ville en ruines, le 27 mai.

Le lycée Watteau devient siège de la GFP (Geheime Feldpolizei, police militaire secrète), on y torture des résistants dans les caves.

Le 2 septembre 1944, après des combats sanglants, les troupes américaines entrent dans Valenciennes et libèrent la ville.

L'après-guerre

Au début du [[XXIe siècle|{{#if:

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}}e siècle]], des signes positifs se mettent heureusement en place : réseau autoroutier, TGV, industrie automobile, équipements culturels, et surtout l’université. D'abord antenne de Lille en 1964 puis centre universitaire en 1970, devenue autonome en 1979, l’université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis accueille environ 10 000 étudiants[5].

  1. André Chédeville, « Le mouvement communal en France aux Modèle:S mini-{{#ifeq: et|-| ‑ |Modèle:EspaceetModèle:Espace}}Modèle:S mini- siècles, ses éléments constitutifs et ses relations avec le pouvoir royal » in Robert Favreau, Régis Rech et Yves-Jean Riou (directeurs), Bonnes villes du Poitou et des pays charentais (XIIe-XVIIIe siècles) : Actes du colloque tenu à Saint-Jean-d’Angély les 24-25 septembre 1999, publiés par la Société des antiquaires de l'Ouest in Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest et des musées de Poitiers, 5e série, tome VIII (2002), à Poitiers. ISBN 978-2-9519441-0-7, p 19
  2. Vincent Maliet et al - Histoire et archéologie du couvent des Dominicains de Valenciennes. 189 p. ; coll. Cahiers d'archéologie du musée des beaux-arts. Valenciennes, 1995.
  3. 1866, une épidémie de choléra dans le Nord, 10 mars 2006, consulté le 12 novembre 2010
  4. Modèle:Ouvrage
  5. Site de l'université (consulté le 2 avril 2010)