Maison scaldienne

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Maison scaldienne, _rue de Famars_, Valenciennes.
Maison scaldienne dans la _rue de Mons_, 1918.

Une maison scaldienne est un maison ancienne typique de la vallée de l'Escaut (Escaut se dit Scaldis en latin et Schelde en flamand). À l'heure actuelle, dans la région, il ne reste que très peu de maisons scaldiennes : une à Cambrai (l'office du tourisme), trois à Valenciennes

Texte de Jean Méreau sur l'architecture des maisons scaldiennes (daté du 24 octobre 2005)

En 1279, une ordonnance impose à Valenciennes l'emploi de la tuile plate pour remplacer le chaume responsable des grands incendies. Des maisons jumelles, plus hautes, à pignon sur rue se substituent aux maisons en pans de bois couvertes de chaume construites sur des parcelles larges. Des peintures de la fin du XIVème siècle montrent leur présence à Valenciennes.

Seules les façades sur rue, accessibles aux pompiers, sont faites d'un ossature de chêne à encorbellements revêtue d'un bardage de lames courtes de chêne fendues suivant les rayons du bois afin d'éviter toute déformation. Les autres murs sont en briques afin de protéger des incendies le coeur des îlots, inaccessible. Les vitraux restants fixes, seuls s'ouvrent des volets pleins coulissant verticalement dans l'ossature.

Alors que le pan de bois (charpente remplie de maçonnerie) est présent dans toute l'Europe, ce type de façade resta limité aux grandes villes du bassin de l'Escaut, plus Ypres et Bergen (Norvège) d'où le nom proposé de «maisons scaldiennes».

De toutes celles qui ont été dessinées et photographiées à la fin du XIXème siècle, il n'en reste que sept : une à Cambrai, enrichie de sculptures empruntées à la cure d'une chaire à prêcher du XVIème siècle, trois à Valenciennes, deux à Bruges, une à Gand, aucune à Anvers qui en possédait plusieurs dizaines.



Contribution dérivée du site CSPV