Léon de Poilloüe de Saint Mars

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Général Léon de Poilloue.

Né à Condé-sur-l'Escaut le 6 août 1832 et mort à Paris le 15 mai 1897 est un militaire français du XIXème.


Famille

Il est né en 1832 d'Auguste Jules Edouard de Poilloue, Marquis de Saint Mars ayant épousé une condéenne, mademoiselle Antoinette Thérèze Cécile Joseph Rasèz.

Il épouse le 29 novembre 1861 Damoiselle Anaïs de Plétincx du Bois de Chêne, d'une famille originaire de Belgique. De cette union sont issus René Charles de Poilloue né le 31 août 1863, et Elizabeth de Poilloue née le 9 septembre 1862.

Carrière militaire

Monument en hommage au Général Léon de Poilloue, Marquis de Saint Mars, dit "le père du soldat".
  • le 1er novembre 1849, il est élève à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr
  • le 1er octobre 1851, sous lieutenant au 16e régiment d'infanterie légère .
  • le 30 janvier 1855, lieutenant aux tirailleurs indigènes.
  • le 30 octobre 1856, mis à l'ordre de la division de Constantine, sous le n° 30.
  • le 24 mai 1859, capitaine au 9e régiment de ligne.
  • le 25 mai 1859, chef de bureau de première classe à la direction de Constantine.
  • le 25 février 1866, capitaine par formation de corps au premier régiment de tirailleurs indigènes.
  • le 1er mai 1866, chef de bureau arabe à la division provinciale d'Alger.
  • le 15 octobre 1869, chef de bataillon au 100e régiment de ligne.
  • le 18 octobre 1870, gravement blessé à Saint Privat mis en non activité pour infirmité temporaire, .
  • le 14 octobre 1871, rappelé à l'activité au 83e régiment de ligne.
  • le 12 mai 1875, lieutenant colonel au 69e régiment de ligne.
  • Colonel en 1878.
  • Général de brigade en 1883.
  • Général de division en 1889.
  • Commandent en chef des Armées en 1893.

Campagnes

  • En Algérie : 1851-1862 et 1866-1869.
  • Campagne contre la Prusse à l'armée de Metz.
  • En 1896, il rentre dans la vie civile, après 47 années de service dont 17 campagnes. Il est blessé grièvement à la bataille de Saint Privat de deux éclats d'obus, plaie contuse à la partie postérieure du crâne ; et est blessé trois fois en 1866. Il s’évertue à améliorer la condition des hommes de troupe placés sous ses ordres et fait preuve d’une sollicitude à leur égard touchante et minutieuse, ce qui le fait surnommer : « Le Père du Soldat », titre que la France entière entérine. Parmi ses créations, il importe de citer l’utilisation de la « cuisine roulante ».

Décorations

  • Chevalier de la Légion d'Honneur le 18 mars 1860
  • Décoré de l'ordre du Mérite par autorisation du 11 février 1867
  • Officier de la Légion d'Honneur le 9 septembre 1870
  • Commandeur de la Légion d'Honneur le 8 octobre 1886
  • Grand Officier de la Légion d'Honneur le 30 décembre 1892
Tombe située à Pinon (Aisnes)

Hommage

«Tous les sujets moraux étaient exploités de façon que l’homme se rende compte de l’honneur qu’il avait de servir son pays. La gravité des sujets n’excluait pas la gaieté ; le général savait présenter les choses avec un talent particulier d’originalité, qui lui a valu la profonde estime de ses officiers et l’amitié et la confiance de ses soldats. Dur à la fatigue, passionné pour son métier, il sut donner l’exemple à tous, rehausser le prestige de l’uniforme et porter au plus haut point le culte du drapeau.»
- Préface des Citations et ordres du général Léon de Poilloue de Saint Mars

Tombe

Il est enterré avec son épouse, son père, sa mère, sa soeur et son oncle, à Pinon (Aisnes).

Source