Général Dampierre

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Plaque commémorative
Dampierre mourant
«Pyramide» Dampierre à Valenciennes peu après 1918.
Localisation approximative de l'arbre de Dampierre

Auguste Marie Henri Picot de Dampierre, dit le « marquis de Dampierre », né le 19 août 1756 à Paris et mort le 8 mai 1793 à Valenciennes, est un général de la Révolution française.

Biographie

En 1772, il entre dans les gardes-françaises en 1772, il démissionne en 1780 et voyage, notamment en Prusse dont il admire l'armée et étudie la tactique, il reprend du service en 1784 sous les ordres du duc de Chartres.

Décembre 1791, aide de camp de Jean-Marie Donatien Vimeur de Rochambeau, il passe colonel du 5ème dragons en février 1792 et participe à la bataille de Valmy où il commande une division de l'armée de Dumouriez.

Le 6 novembre 1792, il est le principal artisan de la victoire de Jemmapes, à la tête du seul régiment de Flandre et du bataillon des volontaires de Paris.

Le 6 avril 1793, il est nommé commandant en chef des armées révolutionnaires du Nord et des Ardennes.

Le 15 avril 1793, il s'empare (du camps) de Famars, juste à côté de Valenciennes

Le 8 mai 1793, il est blessé mortellement par un boulet de canon devant Raismes à la lisière du bois de Vicoigne. Il meurt le lendemain dans une maison située rue du Quesnoy à Valenciennes.

Le 9 mai 1793, Il meurt à 14h30 dans un immeuble situé rue du Quesnoy (anciennement rue Cardon) alors propriété du Citoyen Vanot; il s’agit de l’ancien Hôtel de Lambescq, abritant autrefois les Ursulines.

On lui ôte le coeur pour le transporter à Dampierre (département de l'Aube), dans le caveau familial.

Le 10 mai 1793, il est enterré au mont Houy (mont Oui) à Aulnoy-lez-Valenciennes.

Le 11 mai 1793, parution du décret de panthéonisation. Néanmoins son corps n'y sera jamais placé.

Colonne Dampierre

Le 25 octobre 1836, sa dépouille est transférée de Famars à un caveau «des quatre chemins» sous une colonne appelée « Pyramide Dampierre » élevée à sa mémoire,

En octobre 1918, un obus allemand décapite l’urne surmontant la colonne.

Le 22 août 1922, la municipalité remettra une nouvelle urne en pierre de Soignies.

Le 4 octobre 1940, les Allemands décident d’abattre le monument. Le travail fut confié à l’entreprise Desbarbieux qui déposa les morceaux de la colonne dans les sous-sols du collège technique (avenue Villars). Le caveau reste en place.

Début 1951, en prévision de travaux d'assainissement, la décision est prise par la municipalité de créer un nouveau caveau, sur lequel sera reposée la colonne.

Le 8 mai 1955, la dépouille y est à nouveau inhumée après un léger déplacement de la colonne pour cause de réaménagement urbain.

Le 14 décembre 2000, le cercueil de plomb est placé dans un nouveau cercueil de chêne.

Ouvrage

  • «Relation De La Conduite Des Troupes Composant L'Avant-Garde De L'Armée De La Belgique, Le 4, 5 & 6 Novembre, l'an premier de la République», Imprimerie de la Liberté, 1792. 15p.

Hommages à Valenciennes

  • Le château d'eau Dampierre
  • L'hippodrome Dampierre qui devait se trouver dans le quartier de la pyramide... À l'emplacement actuel du terrain de sport de la cité des cheminots ? (hypothèse)
  • Plaque commémorative au 68 rue du Quesnoy, apposée sur l'ancienne Banque Dupont (construite en 1825). Le décès a eu lieu dans l'immeuble voisin (que l'on appelait «Hôtel de Lambescq»), dans la salle d'auscultation, toujours visible, du Docteur Legrand.


Pour s'y rendre openstreetmap

  • Son nom est inscrit sur la 3e colonne de l'arc de triomphe de l'Étoile à Paris
  • Depuis 1868, la rue Dampierre dans le 19e arrondissement de Paris porte son nom.

Sources


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