Binbin

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Binbin est le géant de Valenciennes. Il fit sa première sortie le 18 février 1817 (d'après la «feuille d'Affiches»). Il mesure 4m20, pèse environs 200kg. Deux équipes de 8 hommes assurent son déplacement.

Cortège de géants 1910 - arrivée de Binbin place d'Armes à Valenciennes.
Binbin et l'éléphant de mémoire (1989) Cliquez! Revue Valentiana Cliquez! (2000) n°25-26 p.208 À consulter en ligne, portail Patrimoine Numérique de la Ville de Valenciennes.

Les origines

« Quant à la mascarade de Binbin, elle datait de 1808, mais ce n'avait jamais été qu'une imitation de la grotesque parade de Gayant qui figure encore tous les ans à la fête patronale d'une ville voisine (Douai). Binbin est le nom du dernier rejeton, 3ème fils, du Gayant de Douai et de Marie Cagenon; c'était un poupon gigantesque formé d'une carcasse d'osier, haute d'une vingtaine de pieds, qu'on promenait dans la ville en plein jour. On dit que c'est aux musiciens de la garde nationale de Valenciennes que Binbin fut redevable du droit de cité dans cette ville, et que l'idée seule de ridiculiser les Douaisiens, dont ils croyaient avoir à se plaindre, à cause d'une prétendue injustice commise à leur égard dans la distribution des prix d'un concours de musique, avait seule donné naissance à cette première mascarade, dans laquelle on fesait aussi une quête au profit, des pauvres et des prisonniers.»

Archives historiques et littéraire du Nord de la France, et de Midi de la Belgique, Volume 2

La chanson de Binbin

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Binbin fait son entrée dans la chanson valenciennoise en 1893 grâce au poète Georges Fidit (1864-1926) !

(premier et dernier couplet)

 Awi, mes bonn's gins d'Valinciennes,
 Ej'sus Binbin, mé v'là r’vénu :
 J'sus contint qué d'mi on s’souvienne,
 V'là trint'tros ans qu'in n'm'a pas vu.
 J'vas vous conter, pou vous distraire,
 L'histoire d'mes tribulations ;
 Seul'mint n'vous mettez point à braire
 A ces trisses révélations. 
 …
 D'Norbent j'ai m'tiète, d'Debiève m'robe.
 In m'a coiffé d'un biau bourlet ;
 N’y a pus d' danger qu'in m' les dérobe,
 Car Cacheux m'a rindu m'n'hochet,
 Tous les Conseillers dé l'franqu'ville
 Ont promis dé n'pus m'oublier ;
 Dé n'pus m' laisser dormir tranquille :
 Trint'tros ans sans v'nir m' éveiller.
Sources :