Basilique Notre-Dame du Saint-Cordon

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Vue aérienne virtuelle


Adresse : Place de l'Abbé-Thellier-de-Ponchville


Œuvre d'Alexandre Grigny d'Arras, l'église est orientée au sud-ouest, son chevet déambulatoire et trois chapelles rayonnantes, d'inspiration normande, s'intègre au parcellaire étroit de la place. Les deux chapelles ouvrant sur les bras des transepts assurent son articulation au reste de l'édifice en ménageant le logement des annexes.

Le transept percé de portails élargit la perspective du déambulatoire et assure l'autonomie du sanctuaire, disposition indispensable pour une église de pèlerinage. La nef, encadrée de bas-côtés sur travées carrées, présente cinq travées sur plan barlong ­

L'élévation du vaisseau central à trois niveaux évoque le modèle d'Amiens et donne une grande transparence à l'édifice.

Les piles circulaires cantonnées de quatre colonnes engagées et les chapiteaux à crochets reprennent ces illustres références.

L'architecte a choisi une façade plus austère. Pour la tour proche qui clôture la perspective de la rue de Hesques, il réinterprète le clocher vieux de la cathédrale Notre-Dame de Chartres, d'une manière plus téméraire que son ancien compagnon, J.E. Barthélémy, à Notre Dame du Bon secours de Rouen, en 1850. les trois portails, les tourelles polygonales épaulant la tour, les deux niveaux des clochetons ajourés et les tabernacles cantonnant la flèche octogonale compose une pyramide audacieuse.


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Dimensions 
68m50 de long, 26m80 de hauteur à la croisée du transept. Le clocher est inachevé à 83m.


L'église offrait ainsi une prestigieuse synthèse qui allait susciter le renouveau de l'architecture sacrée dans les régions septentrionales du pays. Dès 1852, le chantier avait stimulé le projet de construction d'une Basilique dédiée à Notre Dame de la treille à Lille; le concours international de 1854 fut l'épisode le plus marquant du mouvement néo-gothique en Europe au XIIIe siècle. Les jeunes architectes ont puisé dans l’œuvre de Grigny leur première inspiration ; c'est le cas de M.Louis Dutouquet, dont la chapelle des pères maristes, place verte commencée en 1859, inaugure une remarquable série néo-gothique ; les facultés catholiques, édifiées à Lille de 1879 à 1884, en constituent un magnifique fleuron.


Le clocher est un des plus haut de France 83,50 mètres. Le mobilier, chaire, confessionnaux, stalles ont été faits pour la basilique.

Le chemin de Croix en pierre est du sculpteur Charles Boulanger, valenciennois – tribune et buffet d’orgues également.

Les grandes orgues sont de la maison Merklin, inaugurées en 1891. Le grand orgue est relié à l’orgue du chœur, les parties instrumentales des deux orgues sont classées.

Les vitraux ont souffert des bombardements des deux guerres, ceux d’origine sont en mauvais état, les plus récents sont d’après 1950.

Voir également
L'orgue de la Basilique

Histoire

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1008 
La grande peste de Valenciennes
1852 
(1er juin) Démarrage du chantier de construction.
(13 septembre) Bénédiction de la première pierre par l'archevêque de Cambrai
1855 
Pour remédier aux difficultés financière, le terrain est cédé à la municipalité.
1864 
(4 mai) consécration du sanctuaire, inauguration solennelle le lendemain donc après 12 années de travaux (prévues 6).
1897 
(7 juin) Cérémonie du couronnement de Notre-Dame du Saint Cordon.
1922 
(10 septembre) Pie XI lui attribua le titre de basilique mineure en 1922. Elle abrite la statue de Notre Dame du Saint Cordon qui délivra Valenciennes de la peste en 1008, ce qui fut à l'origine de la procession dite « Tour du Saint-Cordon » qui a lieu chaque année le second dimanche de septembre .
1996 
(8 août) (?) La basilique est inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques.
2013 
(14 mai) Une demande de classement aux monuments historiques échoue : « l'état de l'édifice ne permet pas d'évaluer les qualités plastiques non plus que les qualités intérieures masquées par des échafaudages »

Décoration intérieure

  • Dans le chœur sous le maître-autel la très belle mise au tombeau en pierre est de René Fache, ainsi que les anges qui décorent

la partie supérieure. Au sol les armoiries de la ville et les sceaux de Valenciennes à différentes époques qu’entoure le cordon symbolique.

  • Dans le transept de droite : le christ montrant ses plaies est de Gustave Crauk, prix de Rome. Au-dessus la descente de Croix est de Émile GILLOT.
  • De chaque côté deux médaillons en bois du 17e siècle représentant Saint Pierre et Saint Gilles.
  • Dans le déambulatoire un christ en Croix 19e siècle. Une descente de Croix, copie de la toile du musée attribuée à Rubens.
  • Dans la chapelle centrale, où devrait être exposée la vierge, les quatre anges sont de Ernest Hiolle, prix de Rome,

les statues de René Fache, Louis Auvray, Charles Boulanger.

  • Dans la dernière chapelle la statue en marbre du Sacré Cœur est de Louis Auvray - La peinture du Christ en Croix est de Maurice Ruffin.
  • Dans le transept bras gauche, en haut une peinture du Christ en Croix par Henri Coroenne.
  • Le buste du Christ en marbre est de Gustave Crauk, prix de Rome.

Toutes les œuvres de la basilique exécutées par les artistes valenciennois sont pour la plupart, des dons de ces artistes.

Le haut relief en bois polychrome et doré représentant la glorification de Saint Jacques est du 16e siècle, le plus ancien des objets mobiliers de la basilique.

À droite, une huile sur toile représentant le miracle de Notre Dame du Saint Cordon, la Vierge entourée d’anges tenant le Cordon écarlate, par Mickaël Franco.

Dans l’entrée sur la gauche le baptistère, jolie fontaine en marbre blanc, au mur une peinture de Charles Bétremieux symbolise le baptême. Les insignes de la basilique sont le pavillon aux couleurs pontificales dans le chœur et le tintinabulum près de la porte de la sacristie.

Notre-Dame du Saint Cordon (Jean-Baptiste Carpeaux)

Les quatre cloches

La cloche bancloque 
sonne le la grave, pèse 4215 kg et daterait de 1358.
[Écouter le son de la bancloque]
La cloche Bertholin 
sonne le mi, pèse 1,4 t.
La cloche Jeanne 
sonne en fa dièse depuis 1533 et pèse 900 kg
La cloche Notre-Dame du Saint Cordon 
pèse 1950 kg et sonne le ré

La consécration de la Basilique Notre-Dame du Saint Cordon

Par un bref du 5 juillet 1922, le pape Pie XI a accordé l'honneur qu'avait sollicité Monseigneur Chollet, archevêque de Cambrai, de l'élévation au rang de Basilique mineure de l'église Notre Dame de Valenciennes. Le prélat en lut le texte le jour de la procession du 10 septembre en soulignant l'éloge qu'on y faisait de l'église, de sa beauté et de l'ampleur de ses dimensions qui avait été une des raisons de son érection en Basilique. Il ajouta que ce sanctuaire ayant été élevé, meublé, embelli par les valenciennois. C'est également la dévotion à Notre Dame du Saint Cordon et du miracle de Notre Dame en l'an 1008 qui ajoute un argument de poids à cette élévation.

Les insignes qui confèrent l'élévation de l'église en Basilique mineure sont :

  • Le pavillon aux couleurs pontificales (or et gueule) se trouvant dans le fond à droite du chœur
  • Le tintinnabulum, clochette se trouvant à l'entrée de la sacristie.i

Petit inventaire intérieur

  • 1. Notre Dame du Saint Cordon, statue sur son socle XVIIIème, sur piédestal dans le cœur.
  • 2. Descente de Croix, tableau, XIXe dans le déambulatoire
  • 3. Notre Dame de Grâce, émail dans cadre d’argent, XIXe, dans le déambulatoire
  • 4. Christ en Croix, statue polychrome, XIXe, dans le déambulatoire
  • 5. Glorification de Saint Jacques le Majeur, haut relief XVIIe, dans le bras Nord du transept
  • 6. Monument commémoratif de la première guerre mondiale, tableau, XIXe, dans le bras du transept Nord
  • 7. Descente de Croix, XIXe, bras sud du transept
  • 8. Christ glorieux, statue marbre blanc, XIXe, dans le bras sud du transept
  • 9. Deux burettes et un plateau, argent doré, XIXe, dans la sacristie
  • 10. Calice et patène, argent doré, XIXe, dans la sacristie
  • 11. Encensoir, argent, XIXe, dans la sacristie
  • 12. Croix de procession, argent et bronze, XIXe, dans la sacristie
  • 13. Notre Dame du Saint Cordon, triptyque peint, XIXe, dans la sacristie Jésus apparaissant aux Saintes femmes, peinture sur bois, XVIe, dans la sacristie

Sources

  • D'après Sintive (Étienne). – Étude préalable pour la restauration de Notre Dame du Saint Cordon. – janvier 2002.)
  • Texte de Madame Lussien Maisonneuve (Maître de conférence de l'histoire de l'art, université de Lille 3, à la date du texte)

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