La Machine à feu de Bernissart

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Maison de la machine à feu
Dessin de la machine à feu

Elle fut importée à Bernissart en Belgique par la Compagnie des mines d'Anzin au XVIIIème siècle. C'était une machine révolutionnaire pour l'époque. Elle a été mise au point par la société Newcomen en Angleterre vers 1705. Le bâtiment, appelé maison Canivez, toujours présent mais en mauvais état, se trouve dans la rue des Iguanodons, ancienne rue de Chièvres à l'orée du bois de Bon-Secours.

La façade est longue de 7,7 mètres, ses pignons de 8,7 mètres est épaisse à la base de plus d'un mètres, la hauteur de ses murs est de 10 mètres et sa hauteur totale de 14 mètres. Sa façade en grès et en briques, comporte des ouvertures.

Nom 
La Machine à feu de Bernissart
Descriptif 
Commune 
Bernissart
Logo-OSM.png Localisation géographique 

Histoire

La veine de charbon maigre nommée Sint Mé, sur le territoire de Bernissart, était exploitée par les barons de Catoires, seigneurs de Blaton de 1682 à avril 1753. Le charbon ainsi exploité était valable pour la cuisson de la chaux et des briques. Ils exploitèrent la concession en tant qu'entrepreneurs indépendant, dans un premier temps, puis en association avec les Derasse, des chaufourniers de Tournai.

Le propriétaire de Bernissart, le duc Emmanuel de Croÿ, après avoir acheté Blaton et le bois de Bon-Secours, exploita la concession avec ces derniers. Quand le duc créa la Compagnie des mines d'Anzin et qu'il fusionna les mines de Raismes, Condé, Vieux-Condé, Fresnes et Anzin, pour supprimer la concurrence entre elles et dégager des capitaux, écarta ses associés à Bernissart. La Compagnie pu acheter en nombre des machines à feu, ou pompes à feu, pour équiper ses mines.

Suite à des sondages, la Compagnie des mines d'Anzin dans sa réunion du 22 janvier 1781, prit la décision de procéder au fonçage de la fosse. La machine à feu du bois de l'Houmeau dans la forêt de Bon-Secours est déplacée une ou deux fois et trouve finalement sa place dans ces murs. En 1783, malgré des sondages et des reconnaissances prometteuses et la proximité d'une veine de qualité, la Compagnie, qui veut favoriser les puits français et écouler leur production vers les chaufourniers du Tournaisis, se replie en France et démonte la machine.

Caractéristiques techniques

Depuis 1712, la machine servait à l'exhaure des eau. C'est le premier moteur à vapeur d'eau qui fait appel à une autre force qu'humaine ou animal. C'est un système de chaudière, de cylindre, de pistons, de balancier accouplé à un système de pompage, dans le puits, guidé par la maîtresse-tige. le cylindre est alimenté en vapeur à basse pression par la chaudière, le piston se déplace alors vers le haut du cylindre. Une injection d'eau froide en parti basse de celui ci, provoque une dépression, la pression atmosphérique, supérieure à la pression résiduelle sous le piston, agit sur lui et provoque son déplacement vers le bas. La manoeuvre des vannes d'injection de vapeur et d'eau froide provoque ce mouvement alternatif.

Liens externes

Sources