Château Harpignies

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Castellum, Château, Manoir de Famars ? Son nom a changé, sa construction et sa fonction aussi.

En 276, sur place, un temple dédié à Mars, dieu de la guerre, est dévasté par les Barbares. À la fin du IIIe siècle, les Lètes reconstruisent leur ville sur cet emplacement à l’aide d’ailleurs des matériaux dudit temple. Vingt ans plus tard, ils y bâtissent aussi un « castellum », muraille dotée de 13 ou 16 tours selon les écrits, afin de protéger les habitants de Famars contre les envahisseurs. Il préfigure un premier château, qui traversera les siècles. Mais en 1340, l’année qui voit le duc de Normandie, dauphin de France, et le conte d’Eu y planter leurs tentes, le château brûle.


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Le Manoir de Famars du temps de sa splendeur dans les années 1920
Le château Harpignies de Famars en 2010

En 1662, un nouvel édifice voit le jour et durant deux siècles, il est la demeure de la famille Le Hardy, seigneurs de Famars et d’Aulnoy. Les restes de Charles-Alexandre le Hardy, mort en 1774, et de son épouse Marie-Thérèse Leboucq sont d’ailleurs inhumés dans l’église de Famars.

En 1918, lors du terrible bombardement d’octobre, le château alors connu sous le nom de « château Paillez » sera dévasté une nouvelle fois et seul en subistera le soubassement.

C’est sur ce même soubassement qu’en 1918, Henri Harpignies, sous la direction de l'architecte Maxime Audhoin, va commencer l’édification du château actuel, le... troisième donc.

Henri Harpignies (1872-1934) à ne pas confondre avec le célèbre peintre Henri Joseph Harpignies (1819-1916), après avoir fait fortune dans la confection, voulut sans doute porter témoignage de celle-ci aux yeux des générations futures. Hélas sa fortune n’était plus à la hauteur de ses prétentions et les travaux furent interrompus au début de l’aménagement intérieur.

Celui-ci ne sera cependant jamais véritablement achevé et en 1938, Pierre Harpignies, succédant à son père, vend ce manoir inachevé (que son père n’a jamais habité) à Gaston Lionne, cultivateur sarrasin.

Le château devint ferme, de la salle de jeu on fit une étable et du salon une écurie. L’étage fut laissé ouvert à tous vents. Le toit de la tour perdit ses tuiles.

Le château n’aura jamais été un vrai château, la ferme n’aura jamais été une vraie ferme.

En 1939, le château servira de cantonnement au 33e RI, puis au 40e d’artillerie avant d’être occupé par les Allemands.

En 1943, Gaston Lionne est déporté. Il ne reviendra pas des camps, et ses deux fils, également cultivateurs, s’installent au château qui se transforme petit à petit en ferme.

C’est en 1998 que la famille Macaluso, amoureuse des vieilles pierres, fait l’acquisition du bâtiment. Depuis, elle s’emploie à lui rendre vie et lustre d’antan, à l’image de la toiture couverte d’ardoises naturelles et même découpées à l’ancienne pour la tour. Si les travaux se poursuivent toujours, ce manoir est néanmoins déjà redevenu un joli fleuron pour la commune et il impose dorénavant sa silhouette élégante à la vue des automobilistes venant de Maing et de Quérénaing.

En septembre 2013, le château était à vendre. Estimation : 1 million d'euros.

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Sources