Hubert Cailleau

De HP@2
Révision de 10 mai 2014 à 08:27 par Mariano (discussion) (Page créée avec « Hubert Cailleau, (1526-1579) La Bibliothèque Municipale de Douai, dans le Nord de la France, possède onze manuscrits (graduels et antiphonaires). Il était laïc, et tr... »)

(diff) ← Version précédente | Voir la version actuelle (diff) | Version suivante → (diff)
Aller à : navigation, rechercher

Hubert Cailleau, (1526-1579)


La Bibliothèque Municipale de Douai, dans le Nord de la France, possède onze manuscrits (graduels et antiphonaires).

Il était laïc, et travaillait dans un atelier de Valenciennes, pour l'abbé Charles Coguin d'Anchin et les abbés Jacques de Groot et Arnould Gantois de Marchiennes.

Chaque manuscrit contient une quinzaine de miniatures mesurant en moyenne 8x8 mm. La page où se trouve l'enluminure s'orne d'une bordure illustrée de fleurs, de fruits, etc... Pour le style, Cailleau a d'abord été marqué par les oeuvres flamandes de Jean Bellegambe et par le miniaturiste Simon Marmion qui travaillait avant lui à Valenciennes; mais sa manière de peindre va évoluer vers l'art de la Renaissance, sous l'influence des jeunes artistes flamands qui vont étudier à Rome, les Romanistes.

Pour l'iconographie, Cailleau ne se laisse pas imprégner par les thèses des protestants qui sont pourtant bien ancrées à Valenciennes, "la seconde Genève" : il représente, par exemple, de nombreux saints, alors que la nouvelle religion prohibait le culte des images; en 1566, les iconoclastes dévastèrent de nombreuses églises et monastères. Quant aux décorations dans les marges, Cailleau adopte le style Ganto-Brugeois mis à l'honneur par Alexandre Bening : des fleurs et des fruits en trompe l'oeil ornent les bordures. Cependant, alors que la plupart des manuscrits de cette époque montrent une décoration marginale qui enjolive simplement la page avec n'importe quelle fleur, Hubert Cailleau s'est toujours ingénié à choisir des fleurs, des fruits et des animaux ayant un rapport avec le thème de la miniature; par exemple, il peint une fleur du paradis, un strelitzia, pour le couronnement de la Vierge au paradis. De même, il représente les symboles de la Vierge pour l'Annonciation (la lune, le soleil, le jardin clos...), et l'arbre de Jessé pour la naissance de Marie

Source 
Hubert Cailleau, enlumineur de Valenciennes, 1526-1579